Clémence

« Dans leur détresse, ils crièrent à l'Eternel, Et il les délivra de leurs angoisses » (Psaume 107.6)

À l'âge de cinq ans, un examen médical a révélé que l’une des vertèbres de ma colonne vertébrale était fracturée. En d'autres termes, ma colonne était en train de « tomber dans mon bassin ». Les médecins ont affirmé à ma famille que je resterais handicapée à vie, car on n’avait jamais vu de guérison dans un tel cas. Accablés, mais pleins de foi, mes parents ont choisi de prier. Un an après, j'ai effectué à nouveau un ensemble d'examens médicaux. Les professeurs, étonnés et perplexes,  nous ont affirmé que ma colonne vertébrale ne comportait plus aucune trace de fracture. Ils ont conclu qu'il y avait eu une consolidation inexpliquée de la fracture... sans aucune intervention humaine.

Si je croyais déjà en Dieu avant cette expérience, vivre un tel miracle ne laisse plus de place aux doutes quant à son existence et à sa puissance. Mais voir Dieu agir ne suffit pas : il faut le connaître personnellement. À l'âge de la préadolescence, j’ai commencé à me poser des questions existentielles : "Demain, j'irai à l'école. Ensuite, j'aurai un diplôme, puis un travail, un mari, une maison, des enfants, un chien... et après ? C'est seulement ça, l’existence? À quoi bon vivre ?" Ces pensées étaient tellement insoutenables qu'elles se traduisaient par des  angoisses incontrôlables tous les soirs. Même si la paix de Dieu m'apaisait parfois, la source de ce mal être n'était pas réglée. Afin de m’étourdir, j'occupais mon esprit de toutes les façons possibles : travail scolaire, activités musicales et sportives, sorties entre amis et même service au sein de mon église... Tout cela pour ne pas me retrouver seule face à moi-même, à RÉFLÉCHIR sur mon existence.

Mais ces stratégies d'évitement se sont avérées inutiles quand j'ai vécu seule à l'étranger pendant quelques mois. Je n’avais plus ni famille, ni amis, ni activités... Bref, plus aucune échappatoire. Mes angoisses ont alors ressurgi de plus belle, et j’ai eu l’impression de tomber dans un gouffre sans pouvoir me raccrocher à quoi que ce soit. Et puis un jour, une amie athée m'a fait part de ses problèmes. Dans un élan de foi, j'ai prié pour elle. Tout à coup, des larmes ont commencé à couler sur ses joues. Elle s'est relevée, m'a regardée et m'a dit : "Mais oui,  c'est vrai, Dieu existe, je le sens dans mon cœur !" Voir cette amie ressentir tout à coup l’amour de Dieu a bouleversé ma vie. J’ai ensuite pleuré pendant des heures. J'ai compris que j'étais voulue, que j'étais aimée, que ma vie avait un sens, que Dieu m'aimait d'un amour dépassant ma conception humaine, qu'il avait prévu un avenir radieux pour moi, et surtout que l’existence ne se limitait  pas à avoir un travail et une famille. J'ai été en contact avec Jésus, la lumière, la source même de l’amour. Et cela a transformé ma vie.

Nous avons tous des parcours différents. Je ne sais pas quelle est votre histoire aujourd'hui, mais laissez Dieu vous rencontrer. Peut-être que vous avez vous aussi vos propres stratégies d'évitement pour fuir ces questions : emploi du temps chargé, beaucoup d'amis, travail prenant, sorties, ou même alcool ou drogue... Peut-être que vous êtes dans une situation médicale délicate ou que vous souffrez d'angoisses. Peut-être même que vous êtes bien, mais qu’il vous manque quelque chose. Quoi qu’il en soit, laissez la source de la vie couler en vous afin qu'elle déborde et impacte d'autres vies. Demandez à Dieu de se révéler à vous et de vous montrer le chemin de la vie abondante qu'il a prévue pour vous.

Je vous garantis que vous ne serez pas déçus !

[Témoignage de Clémence]

 

Date posté: 
2018-03-01
Prénom témoin: 
Clémence
Catégorie: 
Guérison, délivrance de l’angoisse