Christiane

18 novembre 2012 : Chance ? Hasard ?

Je voudrais vous dire ce que le Seigneur vient de faire dans ma vie. Il a sauvé mon âme en mourant sur la croix. Il y a 20 ans je l’ai compris et accepté comme mon Sauveur et Maître. Je lui ai donné ma vie. Cet hiver, j’ai vécu une grande expérience avec lui … Voilà comment cela s’est passé.

Ce dimanche matin de novembre, j’étais au culte avec mes frères et sœurs en Christ. Nous louions notre Dieu par des chants quand je suis tombée dans l’allée. On m’a vite transportée dans la chambre du studio de l’assemblée.

Christian, médecin, ne vient jamais aux réunions avec sa trousse, mais ce jour-là, il l’avait dans sa voiture (chance ? hasard ?).

Il est intervenu rapidement. Ma tension était normale : je n’avais apparemment qu’un simple malaise vagal … rien de grave… mais très vite les choses se sont gâtées : arrêt cardio-respiratoire. Il fallait intervenir de toute urgence. Heureusement Stéphane, infirmier urgentiste, ne travaillait pas ce jour-là et venait de terminer un stage en réanimation (chance ? hasard ?).

Il intervint rapidement : réanimation cardio-pulmonaire. Et bien sûr, on a appelé les urgences. Justement, sur les trois équipes en déplacement ce matin-là, l’une venait de rentrer. Le personnel était prêt dans l’ambulance quand le coup de téléphone arriva : ils pouvaient partir immédiatement (chance ? hasard ?).

Ils furent sur place en 12 minutes. Le dimanche matin, la circulation est fluide en ville. Seulement, ce matin-là, un pasteur rendait visite à l’assemblée. Il avait garé sa voiture juste devant les portes dans la petite cour. Pour faciliter le stationnement de l’ambulance, il fallait la déplacer. On a demandé les clés à son épouse. Oui mais le pasteur gardait  toujours les clés dans sa poche et à ce moment-là, il était en train de prêcher sur l’estrade. Comment ne pas le déranger ? Son épouse a quand même regardé dans son sac à main : bizarre … Les clés y étaient, bien en évidence …Très vite, elle a pu déplacer la voiture (chance ? hasard ?).

L’un des chrétiens de l’église, Xavier, a enfilé un gilet fluo et il est sorti dans la rue pour montrer la salle au SAMU. Heureusement, car les secouristes cherchaient une église avec un clocher et non une salle comme la nôtre. Ils ont ainsi gagné de précieuses minutes, sinon ils auraient dû faire le tour du quartier (chance ? hasard ?).

Les secouristes se sont mis à l’œuvre : piqûres et autres – 6 chocs électriques. Mon cœur est reparti et s’est arrêté plusieurs fois. Finalement on a pu m’emmener au CHU.
L’ambulancière a dit qu’elle n’avait jamais vu ça : ils ont utilisé tout le matériel de l’ambulance et m’ont ranimée pendant 45 minutes. Jamais ils ne se sont acharné aussi longtemps, mais un léger souffle de vie est revenu à chaque fois qu’ils allaient s’arrêter (chance ? hasard ?).

Seulement 2 à 3% de personnes s’en sortent dans ce cas : « arrêt cardio-respiratoire récupéré »… À l’hôpital, pendant que j’étais dans le coma, mon mari ne savait pas comment prier tellement il était mal. Alors il priait en langues et il m’entendait dire : « C’est dur » et appeler «Jésus… Jésus… Jésus… Jésus… »

Je n’ai gardé aucun souvenir de tout ce qui s’est passé au cours de ce dimanche. Au fur et à  mesure qu’on m’a raconté tous ces faits, je ne pensais pas à mon malheur … Au contraire, je me disais : « Mais c’est incroyable, mon Seigneur a fait tout cela pour moi ! »

Je suis restée trois semaines à l’hôpital, de service en service. J’allais de mieux en mieux. Mais comme on n’a pas trouvé la cause de cet arrêt cardiaque, on m’a posé un défibrillateur sous la peau. Je sais qu’il fonctionne puisque les 24, 25 et 26 décembre, j’ai fait trois nouveaux arrêts, et qu’à chaque fois, il s’est déclenché. J’ai été hospitalisée une deuxième fois : changement de traitement. Maintenant tout va bien : je n’ai aucune  séquelle ! Bien sûr, je peux faire confiance à cet appareil sophistiqué, mais je préfère mettre ma confiance en mon DIEU.

Avant mon accident cardiaque, je savais que mon Dieu était vivant et puissant parce que je le lisais dans ma Bible. Je le chantais avec les cantiques et nos pasteurs nous l’annonçaient à chaque prédication. Maintenant, je peux l’affirmer haut et fort : Jésus est vivant, « Jésus est le même hier, aujourd’hui et éternellement » (Hébreux 13 :8). Je veux le remercier pour sa grâce et sa fidélité.

Merci aussi à tous les membres de notre assemblée pour leur intercession dans la prière. Même les enfants ont prié pour moi !
Merci aux urgentistes pour leur persévérance et leur efficacité.
Merci à ceux qui ont entouré mon époux et mes enfants.
Merci à ma fille qui avait justement une semaine de vacances les deux fois où j’ai été hospitalisée (chance ? hasard ?).

Elle a pu soutenir son père et son frère très éprouvés. Depuis le Seigneur est intervenu pour elle aussi puisqu’elle a enfin obtenu sa mutation longtemps attendue dans notre ville. Elle vient d’emménager dans notre immeuble.

Quand je pense à ce cantique : « Je prie pour toi, tu pries pour moi, car Dieu nous lie à toujours par une chaîne d’amour et chacun des maillons dans l’épreuve tiendra bon » …! C’est vrai, les frères et sœurs ont prié et m’ont manifesté leur amour par des petits mots, coups de téléphone, visites. etc. Chaque fois que mon mari rentrait d’une réunion, il me disait « Un tel te dit bonjour… demande de tes nouvelles... prie pour toi… te fait des bisous… etc.» Et c’est vrai que je me suis sentie portée dans cette épreuve, et même si j’ai eu quelques moments d’angoisse, voire de panique, face à la maladie. Très vite, en levant les yeux vers mon Dieu, je retrouvais alors ma paix, cette paix que j’ai ressentie tout le temps.

Merci à mon Dieu Sauveur. « À lui seul soient gloire, majesté, force et puissance dès maintenant et à toujours. » (Jude 25)

Date posté: 
2017-07-15
Prénom témoin: 
Christiane
Catégorie: 
Guérison Protection